Aux quatre coins du monde, l’action de CANA porte les mêmes fruits de guérison et de renouveau : découvrez les témoignages vibrants de trois couples en Égypte qui racontent comment le Seigneur a visité leur histoire, leur mariage et leur famille.

Dès le début de notre relation, nous voulions la présence de Dieu dans notre vie. Durant notre période de fiançailles, nous avons fait des retraites spirituelles pour découvrir si c’était ce que Dieu voulait pour nous, à savoir être l’un pour l’autre. Et en effet, nous avons ressenti une paix et un amour profonds l’un envers l’autre.
Après notre mariage, nous avons veillé à avoir un autel familial chez nous et à assister ensemble à la messe. Nous avons ressenti la présence de Dieu, particulièrement à travers le pardon. Parfois, lorsque des disputes et des tensions éclataient entre nous, au point de sentir qu’un mur s’était dressé et qu’il nous serait impossible de nous reparler, le lendemain arrivait comme si de rien n’était : le pardon et la paix habitaient de nouveau en nous. De plus, CANA nous a grandement aidés à découvrir la présence de Dieu à travers le « dialogue à trois » ce qui a rendu notre façon de nous parler beaucoup plus douce.
Mina & Nermine

Lorsqu’on nous a demandé de témoigner de l’action de Dieu dans notre vie, avant ou après notre participation à la session CANA, nous n’avons pas hésité. Nous avons choisi de parler de Son œuvre puissante et profonde pendant la session elle-même, et de la manière dont elle a tout changé pour nous.
Avant la session : les blessures silencieuses et la routine
Avant CANA, nous étions dans le déni. Nous refusions de voir que notre quotidien s’était transformé en une routine mécanique, étouffée par le stress du travail et les soucis. À chaque désaccord, nous choisissions le silence plutôt que le dialogue. Au lieu de chercher des solutions, nous laissions les problèmes s’accumuler, ce qui a fini par installer une vraie distance et beaucoup de froideur entre nous.
Notre devise était toujours : « Ce n’est pas grave, il faut bien que le bateau avance ». Nous fermions les yeux pour avancer coûte que coûte, sans réaliser qu’en fuyant la discussion, ces petites blessures s’étaient transformées en rancœurs profondes. Leurs effets douloureux finissaient toujours par ressortir à travers des échanges froids et des réactions blessantes. Pourtant, malgré cette réalité, nous réussissions à donner l’image d’un couple parfait.
La semaine CANA en 2025
Comme chaque année, des amis proches nous ont invités. Mais cette fois-ci, nous nous sommes dits : « Pourquoi pas ? Allons-y et découvrons ce qu’est CANA. » Dès les premiers instants, nous avons senti la présence de Dieu, d’abord à travers la prière d’un serviteur qui nous a accompagnés sur la route, puis dès notre arrivée sur les lieux.
Sur place, les témoignages sincères et profonds des autres couples nous ont touchés en plein cœur. Malgré la diversité de leurs parcours, nous nous sommes beaucoup reconnus dans leurs histoires. Ils nous ont appris comment affronter les difficultés et comment les déposer devant Dieu en toute vérité, pour retrouver le chemin du dialogue.
L’action de Dieu et le renouveau des cœurs
Le vrai tournant a eu lieu lors de l’exercice du « Pardon ». Nous savions au fond de nous que nous étions blessés, mais aucun de nous n’attendait un pas de l’autre. Nous n’imaginions même pas que nous aurions le courage de dévoiler nos fragilités. Nous avions pris l’habitude de porter des « lunettes noires » pour ignorer nos blessures tant elles nous faisaient peur. Mais pendant cet exercice, les cœurs se sont ouverts et ces souffrances enfouies ont enfin été libérées.
Et lorsque nous avons avancé sur le « chemin de l’amour », nous avons profondément ressenti que Dieu s’adressait à nous personnellement pour panser nos cœurs, à travers ce verset :
« Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ézéchiel 36, 26)
Ce verset est devenu pour nous une promesse de renouveau intérieur : celle que Dieu allait retirer notre « cœur de pierre », dur et obstiné, pour nous donner un « cœur de chair », vivant, aimant et ouvert à Sa volonté.
Conclusion
Nous avons compris que Dieu agit, même dans le silence et la grisaille du quotidien. Le vrai changement commence au plus profond de soi, par l’écoute, le partage authentique et le pardon mutuel. C’est là que nous nous sommes retrouvés comme « un pauvre devant un autre pauvre », ayant chacun besoin de l’autre et de Dieu. CANA 2025 a été pour nous le chemin de « retour de l’enfant prodigue », un véritable éveil spirituel qui nous a poussés à arrêter de nous trouver des excuses pour enfin reconnaître nos faiblesses.
Nous prions pour chaque couple qui traverse aujourd’hui ce que nous avons vécu. Nous Te confions, Seigneur, les foyers où la routine s’est installée, et les cœurs usés par les épreuves au point de s’enfermer dans le silence.
Nous savons que Tu es à l’œuvre, même quand tout semble figé. Nous avons confiance que Ta main bienveillante soutient chaque couple dont le vin est sur le point de manquer. Aujourd’hui, nous apprenons à attendre avec patience et confiance, guidés par Ta parole : « Il y a un moment pour tout, et un temps pour toute chose sous le ciel » (Ecclésiaste 3, 1).
Mina & Elham

Dieu a un rôle majeur et très clair dans notre vie depuis le tout début de notre engagement.
Au cours de la première année de notre mariage, Dieu nous a bénis avec une belle fille. Ensuite, après quatre ans, la deuxième grossesse a eu lieu au moment même où Mervat se soignait pour un problème de santé. Malgré cela, la grossesse est arrivée par la volonté de notre Seigneur.
L’avis des médecins était que cette grossesse donnerait naissance à un enfant malformé ou souffrant de problèmes de santé à la suite du traitement et ils nous ont demandé d’avorter. C’était une période difficile mais Dieu a manifesté Sa grandeur en nous entourant d’une haie de protection. Il nous a parlé à travers différentes personnes dont le Père Basilios Fawzy (actuellement l’Anba Basilios, métropolite et évêque de Minya), à travers un sermon qu’il a prononcé sous le titre « La haie de protection ». « La haie de protection » a été répétée de nombreuses fois jusqu’au jour de l’accouchement ; c’était un message clair de la part de Dieu montrant que Sa main entourait et protégeait cette grossesse.
L’accouchement s’est déroulé avec succès pour donner naissance à une belle fille, saine et exceptionnelle. Elle approche aujourd’hui de sa quinzième année et elle se distingue par sa gentillesse ainsi que par ses talents manuels.
Botros & Mervat